Hunger Games – Katniss Everdeen, fille ordinaire et pourtant symbole d’un peuple

Dans un monde post-apocalyptique suivant depuis des décennies un mode de vie rythmé par des jeux sordides et meurtriers, la famille Everdeen se retrouvera soumise à la pire des peurs : celle de perdre une fille, une sœur.

Bonsoir à toutes, bonsoir à tous! Bon, nous sommes lundi (enfin étions, quand j’ai commencé à écrire!)… J’ai un (deux!) jour de retard. Mes excuses! Avec les préparations pour mon année de césure, je perds la tête. Alors, sans plus attendre, parlons de dystopie avec Hunger Games, une trilogie écrite par Suzanne Collins et publiée en 2008 sous le drapeau aux 50 étoiles.  Et en 2009 sous le drapeau tricolore 🙂 .

Dirigeons-nous de suite vers ce monde chaotique qu’est Panem.

Katniss Everdeen, du District 12, de Panem

Panem est le résultat de destructions et de catastrophes naturelles subies en Amérique du Nord il y a bien des années. Maintenant, c’est un pays constitués d’une douzaine de « districts », chacun spécialisé dans un domaine (produits de luxe, électroniques, pêche, industrie forestière… Minière…). Et forcément, dans une telle situation, des puissances se forment au détriment des plus faibles ou des moins chanceux.

Dans ce contexte, justement, une révolte est apparue longtemps avant la naissance même du certaine Catnip… Katniss. Le résultat, cette fois, est l’avènement d’une dictature et d’un jeu sanglant. Les Jeux de la Faim, les Hunger Games. Chaque année, 1 garçon et 1 fille de 12 à 18 ans sont tirés au sort dans chaque District pour s’affronter jusqu’à la mort dans une sorte de tournoi visant à asseoir le pouvoir du Capitole et divertir ses habitants, riches et insouciants. Et ce, depuis plus de 70 ans.

Katniss Everdeen fait partie du District 12, celui chargé de l’exploitation minière fournissant tous les autres districts et, par extension le plus pauvre d’entre eux. Elle se retrouvera enrôlé dans les jeux de la faim malgré elle.

Et malgré elle, elle sera le symbole de la révolte.

Quel avis donner à l’histoire de cette Katniss Everdeen?

Hunger Games fait partie du genre « science-fiction dystopique ». Et derrière ce mot savant qu’est la « dystopie » (étymologie grecque et anglaise pour les curieux(ses)!) se cache, mot à mot, le contraire de l’utopie. Plutôt qu’un monde parfait et idéal, c’est un monde chaotique où le bonheur est impossible.

Si je vous fais cette petite explication, c’est pour rebondir sur le fait que Suzanne Collins, à travers sa trilogie, peint à mon sens très bien cet arrière-plan « chaotique ». Et cela, via une Histoire (au sens historique du terme!) imaginée et écrite pour que l’on puisse se projeter et comprendre les fondements de ce pays qu’est Panem. Et par extension, la description de son fonctionnement permet lui aussi de se mettre dans la peau de Katniss Everdeen face à son environnement.

Et puisque nous parlons d’elle, autant aborder son histoire, au delà du contexte dans lequel elle vit. En tant que personnage principale, l’intrigue est totalement autour d’elle. Et quand je dis cela, là encore ce n’est pas pour rien. Contrairement à ce que nous fait voir les films (lire la partie suivante!), l’histoire entière est focalisée sur Katniss. On ne sait que ce que Katniss sait. Ni plus, ni moins.

Et cet élément fondamental  de la narration à lui aussi une importance… Fondamentale. Car c’est lui qui est à l’origine du suspense, de la sueur, de la peur et de l’ignorance que nous pouvons ressentir en lisant les péripéties de la jeune du District 12. De fait, à l’instar de Bobby Pendragon, cette particularité représente l’essence, voire la force du livre.

Parlons de force, justement… Ou plutôt de symbole. De Symbole fort, coupons en deux. Ce symbole (fort!), le Geai Moqueur, représenté tout le long de la saga est le visage, l’image de toute la trilogie.

Et ce n’est pas pour rien…

Un mot sur l’adaptation cinématographique d’Hunger Games

Peut-être as-tu, chère lectrice/eur, vu les films avant de lire les livres? Dans ce cas, tu as commis une ENOOOOOOOOORME erreur. Pour trois raisons:

  1. La narration n’est pas centrée sur Katniss. Au contraire, nous voyons dans le film des scènes « inédites » n’existant pas dans le livre. Comme les discussions stratégiques concernant la mise en scène des jeux (dirigée par Seneca Crane dans le tome 1) ou encore ce qui se passe dans les autres Districts durant les jeux. Normalement, c’est le noir total.
  2. La montée du Geai Moqueur comme symbole est franchement décevante. Si dans le livre celui-ci est représenté premièrement sous la forme un cadeau sentimentalement important, il n’est dans le film qu’une babiole vendue à l’héroïne « en passant »… C’est certes un détail mais j’avoue que mon égo de lecteur en a pris un coup! Le Geai Moqueur est LE symbole du livre.
  3. LES ROBES DE KATNISS. Ces créations dépeintes comme étant magnifiques, des créations exceptionnelles dessinées par le talentieux Cinna font tellement pâles en réalité, alors que le cinéma permet justement de donner vie à ce genre de travail littéraire… Je pense notamment à une, en particulier, même si je ne saurais vous donner les détails ni le tome où elle apparaît. Mais je me souviens qu’il s’agissait d’une robe brillant de mille feux, tels des joyaux. Et j’avais hâte de voir le résultat! Dommage, donc…

Bien sûr, il y a bien d’autres points qui ne sont pas pleinement exploités et ces trois points ne sont absolument pas un classement des pires. Sans spoil, je vous dirai simplement « Rue » ou « Peeta & Gale » ou même « Haymitch ». Ou même « Snow ». Enfin bref, vous avez compris.

Ceci dit, je critique bien méchamment mais je dois également admettre que l’adaptation est réussie. Et un certain Harry Potter n’a pas cette chance…

En effet, malgré les multiples arguments que je peux développer en la défaveur des films, je les aimé. Car ils réussissent quand même à nous embarquer dans l’univers qu’est celui de Panem, même si l’arrière-plan n’est pas aussi détaillé que dans le livre. Et peut-on réellement faire ce reproche à une adaptation? Je ne crois pas.

Le Geai Moqueur est quand même présent, quand même exploité. Et surtout, une identité sonore est créée grâce au film. Cette mélodie courte mais évocatrice, ce sifflement… Cela, les livres n’y peuvent rien!

Je ne suis pas critique de cinéma, loin de là, ni même réalisateur. Je ne connais donc pas les difficultés qu’il y a à adapter ce genre de livre. Alors voyez cet avis comme un avis extérieur aux difficultés et concentré sur le livre lui-même. Et après tout, la rubrique « Une Histoire de Bouquins » sur le Chemin du Butterfly vise cela, n’est-ce pas? Sinon, ce serait « Une Histoire de Films »…

Conclusion générale sur la trilogie des Jeux de la Faim

Peut-être cela ne sait-il pas ressenti, mais j’ai aimé suivre les aventures de Katniss Everdeen, pour ses histoires sentimales, ses doutes, ses peurs, sa force… Et aussi, parce que contrairement à bien d’autres protagonistes, Katniss est un personnage ordinaire. Ce n’est pas une héroïne née avec une capacité extraordinaire autre que la force de sa personnalité. Il n’y a pas mieux pour se projeter dans sa tête.

Alors oui, je vous conseille de lire cette trilogie. Et par pitié, faîtes-le avant de voir les films! Même si, comme je le disais, les films sont – pour une fois – une adaptation agréable de l’ouvrage. Alors, par pitié oui, lisez quoi qu’il arrive les livres si l’univers vous a plu!

Et à la semaine prochaine… 🙂

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