Année de Césure – le boulot a enfin sonné chez nous!

Après exactement 133 jours, le 16 Février s’avère être notre jour de gloire.

Hello fella, what’s the craic? L’article de la semaine dernière était pour le moins morose. Et pour cause, point ou plus de boulot, la triste perspective de devoir arrêter l’aventure… Pas de quoi rire aux éclats.

Mais maintenant… Laissez-moi vous raconter une histoire en reprenant l’aventure là où elle a commencé.

L’aventure commence

Tout commence le 5 Octobre 2015 quand nous arrivons Wendy et moi-même sur le sol de la patate. Sans téléphone car notre opérateur nous a fait faux bond, l’aventure commence avec d’inévitables péripéties avant même d’avoir posé pied à terre. Nous ne nous démontons pas pour autant et réussissons à contacter la personne chargée de nous loger à Viva Dublin, un organisme de colocations qui nous loue un toit pendant 1 semaine.

Cette semaine file comme une flèche tandis que nous cherchons une habitation moins temporaire… Jusqu’à ce vendredi précis… Ou plutôt, mercredi, où nous rencontrons physiquement un autre couple de français avec qui nous souhaitons faire une colocation à 4. Assis autour d’un café onéreux du Starbuck (x4, tout de même, nous ne sommes pas si pauvre), la chasse aux appartement est lancée plus que jamais! Annonce sur annonce, coup de fil sur coup de fil, nous arrivons à planifier 2 visites pour le vendredi!

Et le vendredi arrive, deux visites d’affilées. La première fait peur, la deuxième nous fait rêver. Cet appartement sera finalement le nôtre, après une après-midi bien stressante!

L’emménagement arrive avec la chance d’avoir enfin un endroit où dormir, Ikéa devient donc notre meilleur ami pour deux jours. Notre première semaine dans notre chez nous. Quel soulagement.

Les cours d’anglais arrivent

Pas plus tard que le lundi suivant, c’est l’école qui commence, avec une perspective de 3 mois d’études et d’apprentissage. Le moment rêvé de rencontrer d’autres nationalités, d’autres cultures et idées. Sans compter la culture Irlandaise elle-même!

Nous ne sommes pas déçus. Entre rires, sorties, froid et café, ces 3 mois sont géniaux et nous laissent des souvenirs plein la tête.

A l’image de la première semaine pourtant, ces mois filent bien vites et le besoin de trouver un emploi à temps plein se fait plus (que) pressant.

L’angoisse aussi

La peur, Wendy la ressent déjà depuis 1 mois car elle a fini les cours plus tôt que moi.

La peur de ne pas trouver un vrai emploi. Un emploi qu’il est bon de mettre sur son CV quand au moment de postuler en France. Ou ailleurs?

C’est aussi la peur de devoir rentrer…

Wendy, déterminée qu’elle est, ne baisse pas les bras. 60 candidatures peut-être, bien peu de réponses, bien trop de moments démoralisants. Le monde du travail s’est se montrer cruel.

Des rendez-vous téléphoniques ou avec des agences de recrutement, voilà les seuls espoirs. Puis vient un entretien, un vrai. Le stress, le manque de réponse, l’appréhension… La peur, toujours.

« Vous aurez la réponse la semaine prochaine, il reste encore des candidats », qu’ils disent.

La semaine passe de moitié. La tension est trop forte, il faut les contacter.

« Vous avez fait un excellent entretien mais le fait que vous ne restiez pas très longtemps nous pose problème. »

Réfléchis, chère Wendy… Et si tu formais ton remplaçant?

Tic, tac. Tic, tac.

Moi, j’étais en stage pendant 3 mois. J’aurais dû être payé pour mon dur labeur, mon travail acharné sur le site dont je gérais le développement pour eux. Il me l’avait dit, normalement, je serai payé fin Janvier. Puis je relance. Puis on me dit que normalement c’est bon.

Puis arrive la date charnière, la fin des cours signant le début du temps plein.

Je ne serai pas payé.

Il faut que j’aille voir ailleurs.

Les recherches commencent alors, le stress allant avec aussi… Et la peur, toujours. Quelques mails, un appel puis un entretien pour un stage rémunéré dans une boîte du secteur des jeux-vidéos. La classe.

« En tant que stagiaire, vous serez payés 500€ ».

Pardon? En comptant les frais de transports et tous les autre, ce n’est pas rentable…

Puis vient une publication sur Facebook pour un poste dans une grande société. Et si je tentais?

Quelques jours passent, puis un appel. Et un entretien. Pour la grande société. Pour la société.

Jusqu’au 16 Février

Après des jours à ensevelir la peur dans du chocolat, nous nous ressaisissons enfin. Nous sommes Lundi 15, j’ai eu un entretien avec cette société. Il faut que je décompresse après un weekend à réviser.

Wendy est plus que d’accord. Alors nous allons profiter d’un magnifique soleil, en amoureux solidaires, aux Botanical Gardens.

Des étoiles pleins les yeux et des envies d’adopter un écureuil concluent cette sacrée journée.

Et vient le 16. Et le mail.

« Wendy, pouvez-vous venir cette après-midi signer votre contrat? »

Et le 16 continue. Et l’appel.

« Pierre, j’ai de très bonnes nouvelles pour vous. Êtes-vous toujours disponible? »

Et voilà. Les difficultés toucheraient-elles à leur fin? En tout cas, l’aventure continue.

Eh puis, le 16 Février 2016 est très particulier pour Wendy et moi. Car cela fait 2 ans que nous sommes ensemble.

Pas de cadeaux car pas les sous, seulement un Mcdo pour commencer.

Et 2 beaux contrats d’empochés!

Nos 2 ans commencent biens.

A plus tard… 🙂 .

P.S.: si vous voulez connaître ou vous remémorer le chemin parcouru jusqu’ici, voici quelques articles pour vous aider:

3 Responses to “Année de Césure – le boulot a enfin sonné chez nous!

  • parce que vs savez ce que vs voulez, vs vs encouragez mutuellement et vs ne demeritez pas et cà paie, la preuve super kdo pr 2 ans

  • Comme je suis heureuse pour vous. Quel beau cadeau pour vos 2 ans. Je pense que vous ne pouviez espérer mieux. Que cet article fait du bien par rapport à il y a quelques jours ou je peux comprendre que l’anxiété montait au vue de la situation. Et là miracle une fée à du se pencher pour voir enfin que vous aviez besoin de ses services. Elle a du bien se reposer avant car elle a mis un peu de temps pour se réveiller. Tout ceci est quand même dû à votre acharnement et votre ténacité. Vous avez mérité de rester pour vivre jusqu’au bout cette magnifique aventure. Je reprendrais la célèbre phrase de Mesmer (le fascinaeur) : « vous pouvez être fiers de vous comme nous nous sommes fiers de vous ».

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